Ce soir, j'ai le cafard. Le mois de novembre touche à sa fin, enfin. Il fait doux mais humide. J'ai de plus en plus de mal à me lever. je n'arrive pas à écrire comme je le voudrais. Je peste contre cette incapacité à poser sur le papier des beaux mots. Il y a tant de sujets qui me touchent. Qui me prennent au ventre. Jusqu'à l'écoeurement. Et la sauvegarde de la planète en fait partie. Tout le mois d'août, j'ai essayé de réfléchir un peu, chaque jour, à mon impact. Et chaque fois, l'hitoire du colibri me revenait en pleine figure. Aujourd'hui, Monsieur Rabhi n'a plus totalement bonne presse. Mais la légende du collibri a toujours un sens. Et moi, j'y crois. Je veux y croire. Je ferme les yeux et je m'accroche. Je consomme moins car à mon sens, la décroissance est la clé. Le développement durable n'existe pas. S'il existe, il laissera des pays pauvres sur le chemins et une grande partie de la population sera lésée.

Les livres d'Erik Orsenna ont été une échappée folle au mileu de tous ces questionnements. Le coton, l'eau, le papier et les moustiques sont des traits de la mondialisation. De cette comptétion et de cette course effrenée pour dépasser les autres. Au lieu de coopérer. Le coton, base de notre habillement quotidien qui nous pousse à aller vers une augmentation de sa garde-robe alors qu'au final, on a besoin de peu. Surtout quand on se souvient du Rana Plazza détruit au Bengladesh. Je me dis que le monde va mal quand on commence à porter des vêtemnts qui sentent la mort d'autres personnes. Le coton qui est un gros consommateur d'eau alors que là où il pousse, il faudrait d'abord, développer des cultures vivrières. L'eau, cette ressource essentielle à la vie. Elle recouvre une grande partie de la terre mais l'accès à l'eau potable ne concerne, en réalité qu'une faible partie de la population. Quand j'ouvre mon robinet, je consomme. Je ne sais pas économiser. Quand je cuisine, je ne réutilise pas. Quand je me douche, tous les jours, est-ce que je pense aux populations africaines qui n'ont même pas un puits dans leur village. Quant au papier, il s'éteint petit à petit, surtout lorsque l'on voit la gestion des forêts. Ou le recyclage. Le tri n'est pas la panacée. On veut nous faire de plus en plus consommer. C'est le seul leitmotiv. Enfin, on sera tous dévorés par les moustiques et ce sera bien fait ! Leur puissance va nous dépasser et va s'élargir à toute la planète. On ne regardera plus le paludisme comme una maladie tropicale. Nous ne connaitrons pas ce jour affreux mais les générations futures, peut-être que oui...

Alors même si Monsieur Orsenna a soutenu le nouveau président de la République française, il mérite toute notre attention. L'écologie ne doit pas être que le problème des riches. Les familles défavorisées devraient pouvoir consommer des produits frais issus de l'agriculture biologique. Une aide derait leur être proposée pour mieux et moins consommer. Apprendre dès le plus jeune âge, qu'on a besoin de tellement peu. Un ballon rond pour jouer sur les coins d'herbe, d'un vélo pour partir à l'aventure ou un étang pour se baigner (mais un étang non pollué).

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